Les soins

Traitement parodontal non chirurgical

Qu'est-ce que la maladie parodontale et comment se développe-t- elle ?

La maladie parodontale est une maladie infectieuse qui entraîne la destruction des tissus de soutien de la dent et conduit à une destruction des structures de soutien des dents dans le maxillaire. Lorsque la maladie n'est pas traitée, une détérioration rapide se manifeste avec un affaiblissement des tissus entourant la dent pouvant aller jusqu'à la chute spontanée. Après 35 ans, plus de trois adultes sur quatre souffrent d’un degré plus ou moins sévère de la maladie parodontale.

Celle-ci est causée par la présence de bactéries sous le collet entre la gencive et la dent. Ces bactéries sécrètent des toxines qui déclenchent des inflammations gingivales et la destruction des tissus de soutien de la dent. Par conséquent, des « poches » inflammatoires sont créées autour de la dent.

Au fil du temps, la plaque et les bactéries contenues dans la poche provoquent son approfondissement en détruisant la gencive. Les bactéries peuvent pénétrer dans le sang et donc circuler dans tous les organes en continuant à y excréter les toxines issues de leur métabolisme.

Par conséquent, le système immunitaire réagit de la manière dont il réagit à tout processus infectieux affectant l’organisme et tentera de les éliminer.

Le traitement conventionnel de la maladie parodontale est réalisée en supprimant la cause de la maladie (plaque et tartre) et il est généralement réalisé par étapes : le traitement initial, conservateur consiste en un détartrage, un surfaçage radiculaire (nettoyage en profondeur de la paroi radiculaire et polissage) et une instruction des notions d’hygiène dentaire.

Quelques semaines plus tard, la situation est réévaluée et on décide s’il nécessaire d'effectuer un traitement chirurgical complémentaire.

Le but du traitement chirurgical est d'atteindre les poches en profondeur, afin d'éliminer les causes de la maladie et de réparer les dommages occasionnés aux tissus de soutien de la dent (os et tissu conjonctif). Le traitement combine dans la plupart des cas, l'utilisation de substituts osseux, de matrices protéiques de croissance et de membranes.

Pour de nombreux patients, il existe un lien direct entre traitement des gencives et chirurgie des gencives.

En effet, dans de nombreux cas, le traitement parodontal se termine par une intervention chirurgicale. Cependant, dans certains cas, cette étape n’est pas nécessaire. Il existe aujourd’hui des alternatives au traitement chirurgical qui sont en mesure de répondre aux situations où l’intervention n'est pas indiquée :

• Si la pathologie et les poches se situent dans la zone esthétique (les dents de devant), autour de couronnes, de reconstructions et de réhabilitations, qui rendrait la chirurgie difficile.

• Dans les cas où la profondeur de la poche est d’une valeur limite, il faut tenter en premier lieu, un « traitement non-invasif».

• Pour les patients atteints de maladies systémiques et ayant des problèmes médicaux importants qui contrindique les traitements chirurgicaux.

• Dans les cas extrêmes où le traitement chirurgical n’apporterait plus d'aide supplémentaire.

• Pour les patients ayant subi des traitements chirurgicaux, mais la parodontite récidive.

Dans tous ces cas, nous proposons un traitement parodontal complémentaire, non-invasif et conservateur.

Quelles sont ces alternatives ?

Introduction d’une PERIOCHIP

1.Le PERIOCHIP est une des préparations médicamenteuse pour le traitement local des parodontites les plus employées dans le monde. Ce dispositif de la taille d'un ongle de bébé est inséré directement dans la poche parodontale, après un détartrage et un surfaçage radiculaire. Le PERIOCHIP est indiqué pour des poches parodontales pouvant aller jusqu'à 5 mm de profondeur .Le processus d'insertion prend moins d'une minute et ne nécessite pas d'anesthésie. Le PERIOCHIP reste en place, et libère de la chlorhexidine (un agent antiseptique) dans la poche pendant 7-10 jours. Il est entièrement biodégradable, il est inutile de prévoir une séance supplémentaire pour l’extraire de la poche. Il ne provoque pas de coloration des dents avoisinantes et ne nuit pas au goût. Le patient n'a pas besoin de modifier son alimentation après son introduction, et peut continuer à exercer son hygiène bucco-dentaire habituelle.

Pour obtenir les meilleurs résultats, il est souhaitable d'introduire le PERIOCHIP tous les 3 mois (pendant 9 mois à un an) si la profondeur des poches reste inférieure à 5 mm. Il est également possible de le combiner à un programme de maintenance parodontale (après chirurgie), qui comprend nettoyage et conseils pour maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire.

 

2. Introduction d’ARESTIN : Minocycline HCl 1 mg)

ARESTIN est un traitement antibiotique inséré localement dans les poches parodontales. Cette poudre contient plus de 100.000 micro granulés par dose, libérant un antibiotique au cours du temps (Minocycline). Après avoir effectué un nettoyage approfondi et un surfaçage radiculaire, le parodontiste insère l’Arestin dans la poche entre la dent et la gencive. La procédure est indolore et l'utilisation d'antibiotiques, accompagné d’un curetage profond peut améliorer les résultats du traitement en éliminant les bactéries inaccessibles au curetage. Le produit reste actif longtemps après son insertion.

Des études montrent que l'utilisation de l’ARESTIN accompagné d’un surfaçage radiculaire, triple les chances de succès du traitement, comparé au surfaçage seul !

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